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Maintien à domicile

5 conseils très utiles pour l’aménagement d’une maison pour une personne âgée

L’aménagement d’une maison pour une personne âgée vise d’abord à éviter les chutes, qui ont conduit près de 175 000 personnes de 65 ans et plus à l’hôpital en 2024. Voici cinq conseils pour passer le logement en revue pièce par pièce, choisir les bons équipements, estimer le budget et obtenir les aides.

L’équipe Colibree mis à jour le 13 min de lecture

Un homme âgé souriant, en pull bordeaux, se tient debout chez lui près d’une fenêtre aux rideaux fleuris.
Un logement bien aménagé sécurise et simplifie le quotidien.

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L’essentiel en 30 secondes

  • En 2024, 174 824 hospitalisations et 20 148 décès de personnes de 65 ans et plus étaient liés à une chute, selon Santé publique France.
  • Parmi les personnes hospitalisées après une chute chez elles, une sur cinq est tombée dans sa chambre, et la toilette est l’activité la plus souvent citée.
  • Avant tout achat, faites évaluer le logement : un ergothérapeute ou l’accompagnateur de MaPrimeAdapt’ repère les risques et classe les travaux par priorité.
  • MaPrimeAdapt’ finance 50 % ou 70 % des travaux, dans la limite de 22 000 € hors taxes, sous conditions d’âge et de ressources.
  • Le crédit d’impôt pour l’adaptation du logement est supprimé pour les dépenses payées depuis le 1er janvier 2026.

L’aménagement d’une maison pour une personne âgée n’est pas une affaire de gros travaux. Dans la plupart des logements, quelques changements bien choisis suffisent à écarter l’essentiel des risques, et les travaux plus lourds peuvent être aidés. Ces cinq conseils suivent l’ordre dans lequel il vaut mieux s’y prendre : comprendre, faire évaluer, sécuriser pièce par pièce, s’équiper, financer.

Pourquoi aménager la maison d’une personne âgée ?

Pour éviter les chutes d’abord, et pour continuer à vivre chez soi sans dépendre des autres pour chaque geste. La chute est le premier risque du domicile après 65 ans, et ses conséquences s’aggravent avec l’âge.

174 824 hospitalisations de personnes de 65 ans et plus en lien avec une chute en 2024

20 148 décès de personnes de 65 ans et plus en lien avec une chute en 2024

+ 20,5 % de hausse du taux d’hospitalisation pour chute depuis 2019

8,6 fois plus d’hospitalisations pour chute après 85 ans qu’entre 65 et 74 ans

Source : Santé publique France, données 2024 publiées en mars 2026.

Ces chiffres ne sont pas ceux d’accidents rares. D’après le baromètre 2024 de Santé publique France, près d’un adulte de 18 à 79 ans sur cinq déclare avoir chuté dans l’année, et entre 65 et 79 ans, 40 % de ces chutes ont conduit à consulter ou à se faire soigner.

Où tombe-t-on ? L’enquête ChuPADom, menée par Santé publique France dans sept hôpitaux auprès de 1 467 personnes de 65 ans et plus hospitalisées après une chute chez elles, donne des repères utiles :

  • une chute sur cinq a eu lieu dans la chambre ;
  • la toilette (15 %) et la marche (14 %) sont les activités les plus souvent citées au moment de la chute ;
  • près de 8 chutes sur 10 se sont produites en journée, et non la nuit ;
  • plus de la moitié des personnes étaient déjà tombées dans les douze mois précédents ;
  • près de 45 % souffraient d’une fracture.

Deux enseignements en découlent. La salle de bain et la chambre méritent d’être traitées en premier. Et une première chute, même sans gravité, est un signal : c’est le moment d’agir, pas d’attendre la suivante.

Conseil 1 : faites évaluer le logement par un ergothérapeute

Avant d’acheter quoi que ce soit, faites faire le tour du logement par un professionnel. L’ergothérapeute observe comment vous vivez chez vous, repère ce qui gêne ou met en danger, et propose des solutions classées par priorité.

Cette visite évite les deux erreurs les plus courantes : acheter un équipement qui ne convient pas, et engager de gros travaux alors qu’un aménagement simple aurait suffi. L’ergothérapeute tient compte de ce que vous pouvez faire aujourd’hui, mais aussi de l’évolution probable : un fauteuil roulant ou l’aide d’une tierce personne demandent de la place pour tourner et pour circuler, qu’il mesure sur place.

Plusieurs portes d’entrée existent :

  • Un ergothérapeute libéral, qui se déplace à domicile. Ses honoraires ne sont en général pas remboursés par l’Assurance maladie en ville : demandez le tarif avant la visite, et interrogez votre complémentaire et votre caisse de retraite.
  • L’accompagnateur de MaPrimeAdapt’. Si vous avez droit à cette aide, un assistant à maîtrise d’ouvrage réalise le diagnostic du logement, parfois avec un ergothérapeute.
  • Un CICAT, centre d’information et de conseil en aides techniques, où l’on peut voir et essayer du matériel.
  • L’hôpital ou le centre de rééducation, avant un retour à la maison : demandez si une visite du domicile est possible.

Préparez la visite en notant, pendant une semaine, les moments où vous hésitez, où vous vous tenez à un meuble, où vous renoncez à faire quelque chose. Ces notes valent mieux qu’une longue description.

Conseil 2 : sécurisez la maison pièce par pièce

Trois endroits passent avant les autres : la salle de bain, le trajet entre le lit et les toilettes, l’escalier. Le reste suit, pièce après pièce.

L’entrée, les couloirs et l’escalier

  • Retirez les tapis, ou fixez-les sur toute leur surface. Rangez les fils électriques le long des murs.
  • Éclairez tous les passages, avec un interrupteur à chaque bout du couloir et de l’escalier, ou un éclairage qui s’allume au passage.
  • Posez une main courante des deux côtés de l’escalier, et un nez de marche antidérapant et bien visible.
  • Supprimez les seuils qui accrochent le pied, ou signalez-les par une couleur contrastée.
  • Dégagez les passages : un déambulateur a besoin de place pour avancer et pour faire demi-tour.

Quand l’escalier devient un obstacle, deux voies existent : installer un monte-escalier, ou réorganiser la vie au rez-de-chaussée en y plaçant le lit et un point d’eau. La seconde est parfois plus simple et moins chère.

La salle de bain et les toilettes

C’est la pièce à traiter en premier : le sol y est mouillé et l’on y fait des gestes d’équilibre, enjamber, se baisser, se relever.

  • Remplacez la baignoire par une douche de plain-pied, avec un siège et un sol antidérapant. Notre article sur la douche PMR en détaille les dimensions et le budget.
  • Faites poser des barres d’appui près de la douche et des toilettes. Elles doivent être vissées dans un support solide : une barre à ventouse ne tient pas le poids d’une personne qui tombe.
  • Surélevez les toilettes, par un modèle plus haut ou un rehausseur.
  • Installez un mitigeur thermostatique, qui bloque l’eau trop chaude.
  • Préférez une porte qui s’ouvre vers l’extérieur ou une porte coulissante : en cas de malaise, on peut entrer pour porter secours.

La chambre

  • Réglez la hauteur du lit : assis au bord, les pieds doivent être à plat sur le sol.
  • Placez à portée de main une lampe facile à allumer, le téléphone et les lunettes.
  • Éclairez le chemin jusqu’aux toilettes par une veilleuse ou un chemin lumineux.
  • Laissez un passage libre de chaque côté du lit.
  • Si se coucher et se lever deviennent difficiles, un lit médicalisé se loue sur ordonnance, avec un remboursement de l’Assurance maladie.

La cuisine

  • Rangez à hauteur de buste ce qui sert tous les jours. L’escabeau et le tabouret sont à bannir.
  • Prévoyez un siège haut et stable pour cuisiner assis.
  • Remplacez les robinets à tourner par un levier unique.
  • Si vous changez de plaque de cuisson, l’induction s’arrête seule quand on retire la casserole et chauffe peu autour : c’est moins de risques de brûlure et d’oubli. Vérifiez la compatibilité avec un stimulateur cardiaque auprès de votre médecin.
  • Fermez toujours les tiroirs et les portes basses, dans lesquels on se prend les pieds.

Le séjour

  • Choisissez un fauteuil ferme, avec des accoudoirs, à une hauteur qui permet de se relever sans effort. Un canapé bas et mou est un piège.
  • Écartez les petits meubles et les tables basses du passage. Protégez les angles vifs.
  • Évitez de cirer les parquets et laissez sécher les sols lavés avant de marcher dessus.
  • Regroupez les télécommandes et le téléphone à côté du fauteuil.

Les abords de la maison

  • Éclairez l’entrée et le chemin jusqu’à la boîte aux lettres, avec un détecteur de présence.
  • Posez une rampe le long des marches du perron, et un revêtement qui ne glisse pas sous la pluie.
  • Une rampe d’accès ou un portail motorisé facilitent les sorties avec un déambulateur ou un fauteuil.

Conseil 3 : choisissez les aides techniques et la technologie utiles

Choisissez peu d’équipements, mais ceux qui répondent à une gêne précise. Un objet que l’on n’utilise pas encombre et ne protège de rien.

Les aides techniques pour se déplacer et se lever

Cannes, déambulateurs, fauteuils roulants, sièges de douche, lits médicalisés, appareils pour aider à se lever ou à passer du lit au fauteuil : beaucoup de ces matériels sont remboursés en partie par l’Assurance maladie quand ils sont prescrits. Trois points à retenir :

  • Il faut une ordonnance, d’un médecin ou, pour certains matériels, d’un ergothérapeute.
  • Le remboursement se fait sur un tarif officiel. Si le modèle choisi coûte plus cher, la différence reste à votre charge ou à celle de votre complémentaire.
  • Le renouvellement est encadré. Une fois le matériel financé, il faut souvent attendre plusieurs années avant qu’un autre soit pris en charge. D’où l’intérêt de bien choisir, et de louer quand le besoin est passager.

Pour les petits équipements du quotidien (pince de préhension, enfile-bas, ouvre-bocal, téléphone à grosses touches), voyez notre sélection de 13 objets qui facilitent l’autonomie.

La domotique et les automatismes

Des volets roulants électriques évitent de se pencher par la fenêtre. Un éclairage à détection de mouvement s’allume seul la nuit. Une commande centralisée ferme les volets et éteint les lumières d’un seul geste. Restez simple : une installation que l’on ne sait pas utiliser devient une source d’inquiétude.

La téléassistance

Un bracelet ou un pendentif relié à une centrale d’écoute permet d’appeler à l’aide à toute heure. Certains modèles détectent la chute d’eux-mêmes. Le prix de l’abonnement varie d’un prestataire à l’autre ; il peut être pris en charge dans un plan d’aide de l’allocation personnalisée d’autonomie, et certaines mairies et caisses de retraite y participent. Renseignez-vous auprès de votre mairie avant de signer.

Le téléphone et les outils numériques

Un téléphone simple, avec des touches lisibles et des numéros en mémoire, reste le premier équipement de sécurité. Notre comparatif des smartphones pour seniors aide à choisir, et notre article sur les usages de l’intelligence artificielle pour les seniors présente les assistants vocaux. Pensez aussi à l’audition : on ne peut pas répondre à une sonnette ou à une alarme que l’on n’entend pas. Notre guide des sonotones explique le remboursement des appareils auditifs.

Combien coûte l’aménagement d’une maison pour une personne âgée ?

De presque rien à plusieurs milliers d’euros, selon ce qu’il faut faire. Les logements adaptés avec MaPrimeAdapt’ en 2024 ont fait l’objet d’environ 8 700 € de travaux en moyenne.

Ce chiffre est un calcul de notre rédaction à partir du bilan de l’Anah : 23 561 logements adaptés en 2024, pour 206 millions d’euros de travaux et 127 millions d’euros d’aides, soit environ 5 400 € d’aide par logement. Il concerne des dossiers aidés, donc des travaux déjà conséquents.

On peut ranger les dépenses en trois niveaux :

Niveau Exemples Ordre de grandeur
Les gestes sans travaux Retirer les tapis, déplacer un meuble, ranger à bonne hauteur, changer les ampoules Presque rien
Les petits équipements Barres d’appui, siège de douche, rehausseur de toilettes, veilleuses, nez de marche À chiffrer sur devis, pose comprise
Les travaux Douche de plain-pied, monte-escalier, élargissement de porte, rampe d’accès, volets motorisés Plusieurs milliers d’euros ; 8 700 € en moyenne par logement aidé en 2024

Selon l’Anah, les cinq travaux les plus financés sont, dans l’ordre : la douche de plain-pied, l’adaptation de la salle d’eau, la pose de barres d’appui et de mains courantes, la rehausse des toilettes et le monte-escalier.

Pour le matériel médical, les tarifs sont fixés par l’Assurance maladie : la location d’un lit médicalisé standard, par exemple, est facturée 12,22 € par semaine en octobre 2026, avant remboursement (voir notre article sur le lit médicalisé, cité plus haut).

Trois règles valent pour tous les travaux : demandez deux ou trois devis détaillés, ne signez rien lors d’un démarchage à domicile ou par téléphone, et ne commencez pas les travaux avant la réponse aux demandes d’aide.

Conseil 4 : mobilisez les aides financières

La principale aide est MaPrimeAdapt’, qui finance 50 % ou 70 % des travaux d’adaptation dans la limite de 22 000 € hors taxes. D’autres aides la complètent selon votre âge, votre autonomie et vos ressources.

MaPrimeAdapt’

Elle s’adresse aux propriétaires qui occupent leur logement et aux locataires du parc privé, sous conditions de ressources, dans l’une de ces situations :

  • avoir 70 ans ou plus, sans condition de perte d’autonomie ;
  • avoir entre 60 et 69 ans et une perte d’autonomie reconnue par un classement en GIR ;
  • avoir un taux d’incapacité d’au moins 50 %, ou avoir droit à la prestation de compensation du handicap.

L’aide couvre 70 % des travaux pour les ménages aux ressources très modestes et 50 % pour les ménages aux ressources modestes, soit 15 400 € ou 11 000 € au plus. Un accompagnement par un assistant à maîtrise d’ouvrage est prévu tout au long du projet. Plafonds de ressources, travaux concernés, étapes du dossier : tout est détaillé dans notre article Adapter son logement grâce à MaPrimeAdapt’.

Les autres aides

  • L’allocation personnalisée d’autonomie (APA), versée par le département aux personnes de 60 ans et plus en perte d’autonomie, peut prendre en charge certains aménagements et du matériel.
  • Les caisses de retraite proposent des aides qui peuvent se cumuler avec MaPrimeAdapt’. Chaque caisse a ses règles : interrogez la vôtre.
  • Les communes, les départements et les régions accordent parfois des aides ou des prêts. L’agence départementale d’information sur le logement (ADIL) et les conseillers France Rénov’ les connaissent.
  • La prestation de compensation du handicap (PCH), attribuée par la maison départementale des personnes handicapées, concerne surtout les personnes dont le handicap est apparu avant 60 ans.
  • L’Assurance maladie, pour le matériel médical prescrit (voir le conseil 3).

Si les aides ne suffisent pas, d’autres solutions existent, comme un prêt garanti par le logement. Elles engagent votre patrimoine et celui de vos héritiers : parlez-en à votre notaire avant toute signature.

Locataire ou propriétaire : que pouvez-vous faire ?

Propriétaire, vous décidez seul des travaux dans votre logement. Locataire du parc privé, vous pouvez aussi adapter le logement, à condition de prévenir votre propriétaire avant de commencer.

  • Locataire du parc privé : informez votre propriétaire par lettre recommandée en décrivant les travaux. Le site service-public.gouv.fr précise les travaux concernés et la procédure à suivre. MaPrimeAdapt’ vous est ouverte dans les mêmes conditions qu’à un propriétaire.
  • Locataire d’un logement social : adressez-vous à votre bailleur, qui a ses propres procédures d’adaptation.
  • En copropriété : les travaux à l’intérieur de votre appartement vous regardent. Ceux qui touchent les parties communes (rampe, main courante dans le hall, porte motorisée) se votent en assemblée générale.

Conseil 5 : ne menez pas le projet seul

Un aménagement réussi se prépare à plusieurs, et se revoit avec le temps. Les proches, les professionnels et les services locaux ont chacun leur rôle.

Associez la personne concernée à chaque décision. Un proche bien intentionné qui transforme la maison sans prévenir obtient souvent l’inverse de ce qu’il cherche : des équipements refusés, des meubles remis à leur place. Si vous aidez un parent, la page Pour les proches donne quelques repères pour aborder le sujet.

Appuyez-vous sur les services de proximité. Le centre communal d’action sociale (CCAS) de la mairie, le point d’information local pour les personnes âgées et les maisons France Services orientent vers les bons interlocuteurs et aident à remplir les dossiers.

Entretenez aussi l’équilibre. Le logement le mieux aménagé ne remplace pas des jambes solides. Une activité physique régulière et adaptée, comme la gym douce, aide à garder force et équilibre : demandez conseil à votre médecin avant de commencer.

Allégez le quotidien. Se faire livrer ses courses évite de porter des charges lourdes dans l’escalier.

Pensez à la présence. Une chute est d’autant plus grave que l’on reste longtemps au sol sans secours. Des visites régulières, un voisin qui a une clé, la téléassistance réduisent ce risque. Pour ceux qui ont une chambre libre et l’envie de la partager, la cohabitation intergénérationnelle apporte une présence à la maison et un complément de revenu ; le jeune hébergé n’est ni une aide à domicile ni un soignant, et il ne remplace aucun des aménagements décrits ici.

Refaites le point chaque année, et après chaque événement de santé : une hospitalisation, une chute, un nouveau traitement. Les besoins changent, le logement doit suivre. Vous trouverez nos autres dossiers dans la rubrique Maintien à domicile.

Questions fréquentes

Comment aménager une maison pour une personne âgée ?

Commencez par faire le tour du logement avec un ergothérapeute, qui repère les risques et classe les travaux par priorité. Traitez d’abord les trois endroits les plus exposés : la salle de bain, le trajet entre le lit et les toilettes, l’escalier. Ajoutez ensuite l’éclairage, les barres d’appui et les rangements à bonne hauteur. Les gros travaux se décident devis en main, après avoir vérifié les aides.

Quelles aides pour aménager le logement d’une personne âgée ?

La principale est MaPrimeAdapt’, qui finance 50 % ou 70 % des travaux dans la limite de 22 000 € hors taxes, sous conditions d’âge et de ressources. S’y ajoutent, selon la situation, l’allocation personnalisée d’autonomie (APA) du département, les aides des caisses de retraite et celles des communes. Le crédit d’impôt pour l’adaptation du logement a pris fin le 31 décembre 2025.

Combien coûte l’adaptation d’un logement au vieillissement ?

Tout dépend des travaux. Les logements adaptés avec MaPrimeAdapt’ en 2024 ont fait l’objet d’environ 8 700 € de travaux en moyenne, d’après les chiffres de l’Anah. Beaucoup d’aménagements coûtent bien moins : retirer les tapis, déplacer un meuble ou améliorer l’éclairage ne demande presque rien. Demandez toujours deux ou trois devis pour les travaux.

Quels sont les éléments essentiels pour sécuriser la salle de bain d’une personne âgée ?

Une douche de plain-pied à la place de la baignoire, un siège de douche, des barres d’appui vissées dans un mur porteur près de la douche et des toilettes, un sol qui ne glisse pas une fois mouillé et un bon éclairage. Un mitigeur thermostatique limite le risque de brûlure. Une porte qui s’ouvre vers l’extérieur permet de porter secours en cas de malaise.

Comment aménager la cuisine pour qu’une personne âgée reste autonome ?

Rangez à hauteur de buste ce qui sert tous les jours, pour ne plus avoir à monter sur un escabeau ni à se baisser. Prévoyez un siège haut pour cuisiner assis, un robinet à levier unique et un éclairage direct du plan de travail. Une plaque à induction, qui s’arrête seule quand on retire la casserole, réduit le risque de brûlure et d’oubli.

Qui peut évaluer le logement d’une personne âgée ?

Un ergothérapeute, professionnel de santé spécialiste de l’autonomie, qui se déplace à domicile. Dans un dossier MaPrimeAdapt’, c’est un assistant à maîtrise d’ouvrage qui réalise le diagnostic, parfois avec un ergothérapeute. Vous pouvez aussi être conseillé dans un centre d’information et de conseil en aides techniques (CICAT). Votre mairie ou votre caisse de retraite vous donnera les contacts locaux.

Sources

  1. Santé publique France, « Chute : données », mis à jour le 30 mars 2026 (nouvel onglet)
  2. Santé publique France, « Chutes des personnes âgées à domicile », volet Hospitalisation de l’enquête ChuPADom, 2018 (nouvel onglet)
  3. Service-public, « MaPrimeAdapt’ : travaux d’adaptation du logement à la perte d’autonomie », 2026 (nouvel onglet)
  4. Agence nationale de l’habitat (Anah), « MaPrimeAdapt’ : une belle dynamique en faveur de l’adaptation des logements », bilan 2024 (nouvel onglet)
  5. Portail national pour les personnes âgées, « Aménager son logement », 2025 (nouvel onglet)
  6. Portail national pour les personnes âgées, « Les aides financières pour adapter son logement », 2026 (nouvel onglet)
  7. Service-public, « Travaux d’adaptation du logement à la perte d’autonomie : crédit d’impôt », 2026 (nouvel onglet)

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