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Cette ligne est réservée aux seniors : pour proposer une chambre ou poser une question sur votre cohabitation.

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Seniors : louer une chambre à un étudiant en cohabitation intergénérationnelle, les étapes

Vous avez 60 ans ou plus, une chambre libre, et vous pensez à accueillir un étudiant ou un jeune actif chez vous. Ce mode d’emploi suit les étapes dans l’ordre : vérifier que vous y avez droit, préparer la chambre, fixer le loyer, choisir le jeune, signer, puis vivre ensemble et, un jour, se quitter.

Paul Schneider, cofondateur de ColombAge

Paul Schneider mis à jour le 14 min de lecture

Un trousseau de clés dans une coupelle et un carnet ouvert avec un stylo, posés sur une table en bois près d’une porte d’entrée.

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L’essentiel en 30 secondes

  • Il faut avoir 60 ans ou plus et louer une partie de sa résidence principale à un jeune de moins de 30 ans. Propriétaire ou locataire, y compris en logement social : le locataire informe son bailleur, qui ne peut pas s’y opposer.
  • La chambre fait au moins 9 m², elle ferme, elle est meublée, et le jeune a accès à la cuisine et à la salle de bain.
  • En 2026, le loyer est exonéré d’impôt s’il ne dépasse pas 215 € par m² et par an en Île-de-France, 159 € ailleurs, hors charges. Pour 12 m², cela fait 215 € ou 159 € par mois.
  • Le contrat de cohabitation intergénérationnelle solidaire fixe librement la durée et le loyer. Chacun peut y mettre fin avec un préavis d’un mois.
  • Avant l’arrivée du jeune : prévenir son assureur, faire l’état des lieux ensemble, écrire les règles de vie et les services convenus.

Louer une chambre à un étudiant quand on a 60 ans ou plus se fait dans un cadre prévu par la loi : la cohabitation intergénérationnelle solidaire. Vous louez une chambre chez vous à un jeune de moins de 30 ans, pour un loyer modeste, avec un contrat simple et un préavis d’un mois.

Ce guide est le pas-à-pas. Il suit l’ordre dans lequel les questions se posent, de la première idée jusqu’au départ du jeune. Pour la définition du dispositif et son histoire, lisez d’abord notre guide complet de la cohabitation intergénérationnelle. Si vous hésitez encore sur le principe, le guide sur les avantages et les limites pour un senior vous aidera à trancher.

Qui peut louer une chambre à un étudiant en cohabitation intergénérationnelle ?

Toute personne de 60 ans ou plus qui loue ou sous-loue une partie du logement où elle vit à un jeune de moins de 30 ans. Vous pouvez être propriétaire ou locataire, dans le parc privé comme en logement social.

Le jeune n’est pas forcément étudiant : apprenti, alternant, stagiaire ou jeune salarié, la seule condition est d’avoir moins de 30 ans. Vous restez chez vous, il s’agit bien de votre résidence principale.

Vous êtes locataire de votre logement

Vous devez informer votre propriétaire avant de signer, mais vous n’avez pas à lui demander la permission : dans ce cadre, il ne peut pas s’y opposer. Service-Public.fr conseille d’envoyer cette information par lettre recommandée avec accusé de réception. Gardez une copie du courrier et de l’accusé.

Votre bail continue de s’appliquer : vous restez responsable du logement et du paiement de votre propre loyer.

Vous vivez en logement social (HLM)

La règle est la même : vous informez votre bailleur social, qui ne peut pas refuser. Une précision change le calcul du loyer : la part demandée au jeune est proportionnelle à la surface qu’il occupe, au prorata de votre loyer et de vos charges. Vous ne pouvez donc pas fixer le montant librement. Sous-louer le logement entier reste interdit.

Vous n’entrez pas dans ces conditions

Vous avez moins de 60 ans, ou la personne que vous voulez loger a 30 ans ou plus ? Le contrat de cohabitation intergénérationnelle solidaire ne s’applique pas, mais d’autres contrats existent pour louer une chambre chez l’habitant. Attention : un locataire qui sous-loue hors de ce cadre a besoin de l’autorisation écrite de son propriétaire.

Quelle chambre proposer, et comment la préparer ?

Une chambre d’au moins 9 m², qui ferme, meublée, avec un accès à la cuisine et à la salle de bain. C’est le minimum pour que chacun ait son intimité, et pour que le loyer puisse être exonéré d’impôt.

Ce qu’il faut dans la chambre

  • Un lit avec un matelas en bon état, et de quoi faire le lit si vous le fournissez.
  • Des rangements : une armoire ou une penderie, quelques étagères.
  • De quoi travailler : un bureau ou une table, une chaise, une lampe, une prise à portée de main.
  • Des rideaux ou des volets, un chauffage qui fonctionne, une fenêtre qui s’ouvre.
  • Une connexion à internet correcte : pour un étudiant, c’est un outil de travail.

Ce qu’il faut décider pour le reste du logement

Avant même de rédiger l’annonce, faites le tour de chez vous et tranchez quelques points : quelle étagère du réfrigérateur et quel placard de cuisine lui reviennent, à quelles heures la salle de bain est libre, où il range son vélo, s’il peut utiliser la machine à laver et le salon. Rangez dans une pièce à vous les papiers et les objets auxquels vous tenez. Prévoyez un double des clés.

Quel loyer demander pour une chambre chez soi sans payer d’impôt ?

Le loyer est libre, mais il doit rester modeste, et il n’est exonéré d’impôt que sous un plafond annuel au m². En 2026, ce plafond est de 215 € par m² et par an en Île-de-France et de 159 € dans les autres régions, hors charges. En 2025, il était de 213 € et 157 €.

Le calcul : surface louée × plafond annuel, divisé par 12. Montants hors charges.

Loyer maximal sans impôt en 2026
12 m² en Île-de-France12 × 215 = 2 580 € par an, soit 215 € par mois
12 m² hors Île-de-France12 × 159 = 1 908 € par an, soit 159 € par mois
15 m² en Île-de-France15 × 215 = 3 225 € par an, soit 268,75 € par mois
15 m² hors Île-de-France15 × 159 = 2 385 € par an, soit 198,75 € par mois

Pour une chambre de 12 m², le plafond mensuel est égal au plafond au m² : 215 € en Île-de-France, 159 € ailleurs.

Le plafond fonctionne en tout ou rien

Un loyer qui dépasse le plafond, même de quelques euros, devient imposable en entier, et pas seulement pour la part qui dépasse. Avant de fixer un montant « rond », refaites le calcul.

Et les charges ?

Le plafond s’entend hors charges. Vous pouvez donc demander en plus une participation à l’eau, à l’électricité, au chauffage et à internet. Écrivez dans l’annonce et dans le contrat ce que le loyer comprend. Les frais du service qui vous accompagne ne sont pas du loyer non plus : ils ne comptent pas dans le plafond.

Loyer d’exonération ou loyer de marché ?

Dans les grandes villes, une chambre se loue souvent plus cher que le plafond. Vous avez le choix : rester dessous et ne rien déclarer, ou demander davantage et payer l’impôt sur la totalité. Gardez en tête que la loi parle d’une contrepartie financière « modeste » : un loyer accessible est la raison d’être du dispositif. Chez Colibree, les chambres sont en moyenne 30 % moins chères que le marché à surface égale.

Le simulateur de loyer fait le calcul pour vous et indique ce qui vous revient chaque mois.

Comment rédiger l’annonce et choisir le jeune ?

Une bonne annonce décrit la chambre, la vie de la maison et ce que vous attendez, sans rien dire de personnel sur vous. Ensuite, vous lisez les candidatures, vous rencontrez les jeunes qui vous intéressent, et vous décidez : personne ne choisit à votre place.

Ce que l’annonce doit dire

  • La chambre : surface, étage, mobilier, lumière, calme.
  • Les pièces partagées et ce qui reste à vous.
  • Le quartier : transports, écoles et universités proches, commerces.
  • Le loyer, ce que les charges comprennent, la date de disponibilité et la durée souhaitée.
  • Votre rythme de vie : heures des repas, coucher tôt ou tard, animaux, tabac.
  • Les menus services que vous aimeriez, s’il y en a, ou simplement une présence le soir.

N’y mettez ni votre nom, ni votre adresse exacte, ni votre âge, ni votre photo. Sur Colibree, seul le quartier ou la commune s’affiche. Vous pouvez proposer votre chambre en ligne ou par téléphone avec la Ligne seniors ; un membre de l’équipe relit l’annonce et vous appelle, et rien n’est publié sans votre accord.

Les questions à poser lors de la rencontre

Recevez le jeune chez vous, montrez-lui la chambre et les pièces communes, puis prenez le temps de parler. La visite n’engage ni l’un ni l’autre.

  • Que faites-vous cette année, et quels sont vos horaires en semaine ?
  • Rentrez-vous chez vos parents le week-end et pendant les vacances ?
  • Jusqu’à quand pensez-vous rester ?
  • Cuisinez-vous ? Aimeriez-vous partager un repas de temps en temps ?
  • Recevez-vous des amis ? Fumez-vous ?
  • Qu’est-ce qui vous a donné envie de vivre chez une personne plus âgée ?
  • Quels services seriez-vous à l’aise de rendre, et lesquels non ?

Dites aussi ce qui compte pour vous : le bruit après une certaine heure, la porte fermée à clé, la cuisine rangée. Un désaccord sur ces points se voit mieux à la visite qu’au bout d’un mois. Vous pouvez demander à un proche d’être là.

Quand vous passez par Colibree, les candidats que vous recevez ont déjà été vérifiés : pièce d’identité, justificatif de situation et entretien avec l’équipe. Le détail figure dans nos garanties. Pour savoir ce que d’autres hébergeurs ont vécu à cette étape, lisez les avis et retours d’expérience de seniors.

Quel contrat signer, et que faire le jour de l’emménagement ?

Vous signez un contrat de cohabitation intergénérationnelle solidaire, accompagné d’une charte. Le jour de l’arrivée, vous faites l’état des lieux ensemble et vous remettez les clés. Entre les deux, vous prévenez votre assureur.

Le contrat de cohabitation intergénérationnelle solidaire

Ce contrat est plus souple qu’un bail classique : la loi du 6 juillet 1989 sur les baux d’habitation ne s’y applique pas. Il doit préciser :

  • l’identité de chacun et la description de la chambre et des pièces partagées ;
  • le loyer, les charges, la date et le mode de paiement ;
  • la durée, choisie librement, souvent l’année d’études ;
  • le préavis, qui est d’un mois pour vous comme pour le jeune ;
  • les menus services convenus, s’il y en a, écrits un par un.

Les services ne sont jamais un travail : pas de lien de subordination, pas de toilette, pas de soins, pas de garde. Notre guide détaille les services qu’un étudiant peut rendre à un senior.

La charte

La charte de la cohabitation intergénérationnelle solidaire a été fixée par un arrêté du 13 janvier 2020. Elle rappelle l’esprit du dispositif et les engagements de chacun : respect de l’intimité, discrétion, entraide. Vous la signez tous les deux avec le contrat. Vous pouvez lire la charte de la cohabitation avant de vous engager, et y ajouter vos règles de maison.

L’assurance

Prévenez votre assureur habitation qu’une personne va vivre chez vous : c’est une simple déclaration, à faire avant l’arrivée. De son côté, le jeune souscrit sa propre assurance habitation. Avec Colibree, elle lui est demandée après la signature du contrat.

L’état des lieux

Faites-le à deux, le jour de l’emménagement, pièce par pièce pour la chambre et ce qu’il utilise : état des murs, du sol, du matelas, des meubles, relevé des clés remises. Prenez des photos datées. Vous referez le même tour au départ. Colibree fournit un modèle.

Le paiement du loyer

Convenez d’une date fixe. Avec Colibree, le jeune ne vous paie pas en direct : il règle Colibree par prélèvement, à un jour qu’il choisit entre le 1er et le 12, ou par virement. Le loyer vous est reversé le 15 de chaque mois, et l’équipe relance en cas de retard. Les frais du service sont partagés entre vous et le locataire, et affichés avant tout engagement. Le parcours complet est décrit dans comment fonctionne une cohabitation avec Colibree.

Louer une chambre chez soi : quels impôts, quelle déclaration, quel effet sur les aides ?

Sous le plafond au m², le loyer est exonéré d’impôt sur le revenu et vous n’avez pas à le déclarer. Au-dessus, tout le loyer est imposable. Pour les aides, la règle dépend de chacune : voici ce que disent les sources officielles, et ce qu’elles ne disent pas.

Les quatre conditions de l’exonération

  • La chambre fait partie de votre résidence principale.
  • Elle est louée meublée.
  • Elle est la résidence principale du jeune. Un étudiant ou un apprenti est considéré comme résidant là où il séjourne habituellement pendant l’année, même s’il reste rattaché au foyer fiscal de ses parents.
  • Le loyer annuel hors charges ne dépasse pas le plafond au m².

Dans ce cas, vous êtes aussi exonéré de cotisation foncière des entreprises.

Si votre loyer dépasse le plafond

Vous devenez loueur en meublé non professionnel. Vous déclarez le début de l’activité sur le guichet des formalités des entreprises, dans les 15 jours qui suivent le premier jour de location, pour obtenir un numéro SIRET. Vous reportez ensuite vos recettes sur la déclaration complémentaire n° 2042 C-PRO, dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux. Votre centre des impôts vous confirmera le régime qui s’applique à votre situation.

L’effet sur les aides

  • Aide au logement : un locataire qui sous-loue une partie de son logement à un jeune de moins de 30 ans peut continuer à en bénéficier s’il remplit les critères, et le jeune peut lui aussi en demander une. Seule la CAF décide. Les repères côté jeune sont sur la page aides au logement et budget.
  • APA : elle est attribuée sans condition de ressources. Votre participation est calculée à partir des revenus déclarés figurant sur votre dernier avis d’imposition, de certains placements et de vos biens hors résidence principale. Posez la question à votre département si vous avez un doute.
  • Aides versées sous condition de ressources (allocation de solidarité aux personnes âgées, pension de réversion, complémentaire santé solidaire) : nous n’avons pas trouvé de règle officielle propre à la cohabitation intergénérationnelle. Interrogez votre caisse avant de signer, par écrit si possible.

Comment se passent le premier mois et la vie de tous les jours ?

Le premier mois sert à prendre ses marques : on ajuste les horaires, on apprend les habitudes de l’autre, on corrige ce qui gêne. Dites les choses tôt et simplement, cela évite qu’un détail devienne un reproche.

Quelques habitudes aident :

  • Le premier soir, partagez un repas et refaites le tour de la maison : poubelles, lave-linge, chauffage, clés.
  • Fixez un moment pour faire le point au bout de deux semaines, puis à la fin du premier mois.
  • Prévenez-vous quand l’un de vous s’absente plusieurs jours ou rentre tard.
  • Gardez chacun votre espace : on frappe avant d’entrer, on n’entre pas en l’absence de l’autre.
  • Ne laissez pas grossir la liste des services. Ce qui n’était pas convenu se demande, et se refuse sans drame.

Le jeune entretient sa chambre et nettoie ce qu’il utilise. Il ne fait pas votre ménage. Il n’est pas non plus là tous les soirs : il a ses cours, ses amis, ses week-ends. La présence se construit à deux, par de petits rendez-vous qui conviennent à chacun.

Si un désaccord s’installe, parlez-en à votre interlocuteur chez Colibree. Il écoute chacun et propose une médiation, en s’appuyant sur la charte. Vous recevez une réponse écrite sous 48 h ouvrées, et un rappel sous 24 h ouvrées si vous le demandez.

Comment mettre fin à la cohabitation ?

Chacun peut mettre fin à la cohabitation à tout moment, en respectant le préavis prévu au contrat : un mois dans le contrat de cohabitation intergénérationnelle solidaire. Vous n’avez pas à donner de motif.

Dans la pratique :

  1. Annoncez votre décision par écrit, avec la date. Le préavis court à partir de là.
  2. Si vous passez par Colibree, prévenez l’équipe dès que vous y pensez : elle précise les dates et organise la fin avec vous et avec le jeune.
  3. Le dernier jour, refaites l’état des lieux ensemble, en reprenant celui de l’arrivée, et récupérez toutes les clés.
  4. Prévenez votre assureur que la chambre est de nouveau libre.

Le plus souvent, une cohabitation s’arrête tout simplement à la fin de l’année d’études. Vous pouvez alors prolonger avec le même jeune, accueillir quelqu’un d’autre à la rentrée, ou faire une pause.

Quelle place pour vos proches, et que vérifier avant de vous lancer ?

Vos proches peuvent vous accompagner à chaque étape, avec votre accord, mais la décision et la signature restent les vôtres. Avant de publier l’annonce, relisez la liste ci-dessous : elle reprend tout le parcours.

Le rôle des proches

Parlez de votre projet à vos enfants avant de vous lancer : ils auront des questions sur la sécurité, l’argent et ce que le jeune fera ou ne fera pas. Ils peuvent vous aider à mesurer la chambre et à rédiger l’annonce, être présents lors de la rencontre et échanger avec l’équipe. Une page leur est destinée : la cohabitation intergénérationnelle expliquée aux proches. Ils peuvent y demander à être rappelés.

Un point à leur dire clairement : le jeune apporte une présence, pas une surveillance. Si vous avez besoin d’aide pour la toilette, les repas ou les déplacements, c’est le rôle d’une aide à domicile, et les deux peuvent aller ensemble.

La check-list avant d’accueillir un jeune

  • J’ai 60 ans ou plus et la chambre se trouve dans ma résidence principale.
  • Si je suis locataire, j’ai informé mon bailleur par courrier et j’ai gardé la preuve.
  • La chambre fait au moins 9 m², elle ferme, elle est meublée et propre.
  • J’ai décidé ce qui est partagé et ce qui ne l’est pas.
  • J’ai calculé le loyer maximal sans impôt (surface × plafond au m², divisé par 12) et choisi mon loyer.
  • J’ai écrit ce que les charges comprennent.
  • Mon annonce ne contient ni mon nom, ni mon adresse, ni ma photo.
  • J’ai rencontré le jeune chez moi et nous avons parlé des horaires, des invités et des services.
  • Le contrat et la charte sont signés par nous deux, les services sont écrits.
  • J’ai prévenu mon assureur ; le jeune a son assurance habitation.
  • L’état des lieux est fait à deux, avec des photos, et les clés sont remises.
  • J’ai posé la question à mes caisses pour les aides que je perçois.

Les erreurs qui coûtent cher

  • Fixer un loyer juste au-dessus du plafond : tout devient imposable.
  • Compter sur le jeune pour des soins ou une garde de nuit : ce n’est pas permis, et ce n’est pas son rôle.
  • Laisser les services dans le flou : ce qui n’est pas écrit finit par créer un malentendu.
  • Oublier l’état des lieux : sans lui, impossible de s’entendre au départ sur une dégradation.
  • Attendre que la situation se dégrade avant d’en parler.

Questions fréquentes

Comment louer une chambre à un étudiant quand on est retraité ?

Si vous avez 60 ans ou plus et que le jeune a moins de 30 ans, vous signez un contrat de cohabitation intergénérationnelle solidaire. Les étapes : vérifier que la chambre convient (9 m² au moins, meublée, qui ferme), fixer un loyer sous le plafond au m², publier une annonce, rencontrer les candidats, signer le contrat et la charte, prévenir votre assureur, puis faire l’état des lieux le jour de l’arrivée.

Louer une chambre à un étudiant : quels impôts ?

Aucun impôt sur le revenu si la chambre est meublée, qu’elle fait partie de votre résidence principale, qu’elle est la résidence principale du jeune et que le loyer annuel hors charges ne dépasse pas 215 € par m² en Île-de-France ou 159 € ailleurs en 2026. Sous ce plafond, le loyer n’est pas à déclarer. Au-dessus, tout le loyer devient imposable. Le dispositif est prévu jusqu’au 31 décembre 2026.

Peut-on accueillir un étudiant chez soi quand on est locataire ou en HLM ?

Oui, à partir de 60 ans. Vous informez votre bailleur avant de signer, de préférence par lettre recommandée avec accusé de réception : dans le cadre de la cohabitation intergénérationnelle solidaire, il ne peut pas s’y opposer. En logement social, la part demandée au jeune est calculée au prorata du loyer et des charges, selon la surface qu’il occupe.

Quelle surface faut-il pour héberger un étudiant chez soi ?

Prévoyez une chambre d’au moins 9 m², qui ferme, avec un lit, des rangements et de quoi travailler. Le jeune doit aussi pouvoir utiliser la cuisine et la salle de bain. La surface compte deux fois : pour le confort, et pour le calcul du loyer, puisque le plafond d’exonération d’impôt se compte par m² loué.

Combien de temps dure une cohabitation intergénérationnelle et quel est le préavis ?

La durée est choisie librement par vous deux et inscrite au contrat. Elle suit souvent l’année d’études ou la mission du jeune, et peut se prolonger d’un commun accord. Dans le contrat de cohabitation intergénérationnelle solidaire, chacun peut mettre fin à la cohabitation avec un préavis d’un mois, sans avoir à se justifier.

Un senior qui cherche un étudiant pour son logement doit-il passer par un organisme ?

La loi ne l’impose pas. Un organisme apporte ce qui est difficile à faire seul : vérifier l’identité et la situation des candidats, préparer un contrat conforme, encaisser le loyer et intervenir en cas de désaccord. Chez Colibree, les frais sont partagés entre l’hébergeur et le locataire et affichés avant tout engagement. Des associations existent aussi, dont celles du réseau Cohabilis.

Le jeune peut-il m’aider pour les courses, le ménage ou la toilette ?

Il peut rendre de menus services convenus à l’avance et écrits : quelques courses, un coup de main avec le téléphone ou l’ordinateur, une présence le soir. Il entretient sa chambre et ce qu’il utilise, mais il ne fait pas votre ménage. Il n’assure jamais la toilette, les soins ni une garde : ce n’est ni un salarié ni une aide à domicile.

Sources

  1. Code de la construction et de l’habitation, article L631-17 (contrat de cohabitation intergénérationnelle solidaire) — Légifrance (nouvel onglet)
  2. Un locataire peut-il sous-louer son logement ? (parc privé et logement social) — Service-Public.fr, vérifié le 24 juillet 2025 (nouvel onglet)
  3. BOFiP, BOI-BIC-CHAMP-40-20 : exonération de la location d’une partie de l’habitation principale, plafonds 2025 et 2026 (version du 19 août 2026) (nouvel onglet)
  4. Impôt sur le revenu : revenus d’une location meublée — Service-Public.fr, vérifié le 15 avril 2026 (nouvel onglet)
  5. Partager son logement : cohabitation intergénérationnelle solidaire et aides au logement — pour-les-personnes-agees.gouv.fr (nouvel onglet)
  6. APA : quel est le montant de votre reste à charge ? (ressources prises en compte) — Service-Public.fr (nouvel onglet)
  7. Les locations meublées (exonérations d’impôt sur le revenu et de cotisation foncière des entreprises) — impots.gouv.fr (nouvel onglet)

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