Aller au contenu

Ligne seniors

Cette ligne est réservée aux seniors : pour proposer une chambre ou poser une question sur votre cohabitation.

09 73 67 47 30

Du lundi au vendredi, de 9 h 30 à 17 h

Appeler la Ligne seniors

Vous cherchez une chambre, ou vous êtes un proche ?

Écrivez-nous, réponse sous 48 h ouvrées
Se connecter Proposer ma chambre

Vie quotidienne

Colocation senior étudiant : vivre chez une personne âgée, avec ou sans services ?

Vivre chez une personne âgée quand on est étudiant peut prendre deux formes : un loyer modéré et une présence, ou un loyer modéré et de menus services convenus à l’avance. Ce guide compare les deux formules : engagements, temps à prévoir, cadre légal, profils, semaines types et façon d’en changer.

L’équipe Colibree mis à jour le 13 min de lecture

Une jeune femme en pull beige déplace une pièce noire sur un échiquier posé sur un lit.

Nos guides en priorité dans vos recherches Google

Suivre Colibree sur Google (nouvel onglet)

L’essentiel en 30 secondes

  • Deux formules : « vivre chez » (une chambre, un loyer modéré, une présence bienveillante) et « vivre et aider » (la même chose, plus de menus services convenus et écrits au contrat).
  • La loi ELAN de 2018 autorise de menus services « sans but lucratif » et sans lien de subordination : ce n’est jamais un emploi, et la loi ne fixe aucun nombre d’heures.
  • Aucune des deux formules n’est un échange de logement contre aide à domicile : toilette, médicaments, garde de nuit et ménage du logement sont exclus.
  • Le contrat de cohabitation intergénérationnelle solidaire réunit un hébergeur de 60 ans et plus et un jeune de moins de 30 ans ; le préavis est d’un mois pour chacun.
  • Avec Colibree, les services convenus figurent sur l’annonce puis dans le contrat, et ils peuvent être revus d’un commun accord en cours d’année.

Colocation senior étudiant : quelles sont les deux formules ?

La colocation senior étudiant existe sous deux formes. Dans la première, vous louez une chambre chez une personne âgée pour un loyer modéré et vous apportez une présence. Dans la seconde, vous y ajoutez de menus services convenus à l’avance et écrits dans le contrat.

Le cadre de vie est le même dans les deux cas : une chambre meublée à vous, une cuisine et une salle de bain partagées, et un hôte qui habite son logement. Ce qui change, c’est ce que vous promettez en plus du loyer. Ce guide vous aide à choisir en connaissance de cause, y compris si aucune des deux formules n’est faite pour vous.

Vivre chez une personne âgée

Une chambre, un loyer modéré, une présence bienveillante. Aucun service n’est inscrit au contrat : les coups de main restent libres, des deux côtés.

Vivre et aider une personne âgée

La même chambre, avec en plus quelques menus services choisis ensemble avant de signer. Ils sont écrits au contrat, et rien d’autre n’est attendu.

Colocation ou cohabitation : une question de mots

On cherche souvent « colocation étudiant personne âgée » ou « colocation senior jeune ». Le terme exact est « cohabitation intergénérationnelle solidaire » : la loi ELAN de 2018 permet à une personne de 60 ans et plus de louer ou de sous-louer une partie de son logement à un jeune de moins de 30 ans. En droit, ce n’est pas une colocation, où plusieurs locataires partagent un logement loué à un propriétaire. Vous louez une chambre chez l’habitant, avec un contrat qui lui est propre. Tout le cadre est détaillé dans le guide complet de la cohabitation intergénérationnelle.

Et le loyer, dans tout cela ?

Selon les organismes, la contribution du jeune varie avec ce qu’il apporte. Service-Public décrit ainsi deux variantes : une chambre mise à disposition sans participation financière, contre des services et des temps de présence (repas, nuits, week-ends), ou une chambre contre une participation financière modeste.

Avec Colibree, il y a toujours un loyer, et il reste modéré : en moyenne 30 % sous le marché à surface égale. Il se fixe à partir de la chambre elle-même (ville, surface, confort), sans barème « tant de services, tant d’euros en moins ». Les menus services sont un plus convenu de bonne foi ; ils ne remplacent pas le loyer. Le montant et les services figurent sur chaque annonce. Pour les chiffres, voyez le guide sur le prix et le budget d’une cohabitation.

Vivre avec une personne âgée quand on est étudiant : à quoi engage la formule « vivre chez » ?

Vous vous engagez à payer votre loyer, à respecter le logement et les règles de vie, et à être une présence attentive. Aucun service ne vous est dû, et aucun ne vous est demandé par contrat.

Vos engagements

  • Respecter le logement, le rythme et les habitudes de votre hébergeur.
  • Payer votre loyer chaque mois.
  • Entretenir votre chambre et laisser propres les espaces que vous utilisez. Le ménage de l’hébergeur ne vous revient pas.
  • Prévenir de vos absences prolongées et de vos invités.
  • Rester discret sur la vie privée de la personne qui vous accueille.

Ces points figurent dans la charte signée par les deux cohabitants. Le guide sur les règles et obligations de l’étudiant les reprend un par un.

Ce que « présence » veut dire

La présence n’est pas un planning. C’est dire bonjour, prévenir quand vous rentrez tard, échanger quelques mots dans la cuisine, partager un repas quand l’envie est là. Pour beaucoup de seniors, savoir que quelqu’un dort à la maison suffit à changer les soirées. L’ANIL parle de « temps de présence bienveillante et de partage certains soirs de la semaine » : c’est un état d’esprit, pas un nombre d’heures.

Combien de temps cela prend

Aucun temps n’est dû. Celui que vous passez ensemble dépend de vos affinités et de vos semaines : beaucoup en période calme, très peu pendant les partiels.

Exemple construit pour vous aider à vous projeter : étudiante en licence, cours en journée. Ce n’est ni une moyenne ni un modèle à suivre.

Une semaine type en formule « vivre chez »
Lundi au jeudiCours en journée, retour vers 19 h. Quelques mots échangés en préparant le dîner.
Mardi soirDîner partagé, parce que vous en aviez envie tous les deux.
VendrediSoirée entre amis. Un message pour prévenir que vous rentrez tard.
SamediMénage de votre chambre, lessive, révisions.
DimancheJournée dans votre famille, annoncée en début de semaine.

Temps dû : aucun. Temps partagé : celui que vous choisissez tous les deux.

Pour qui ?

Cette formule convient si votre emploi du temps est chargé ou imprévisible, si vous avez besoin de calme pour travailler, ou si c’est votre premier logement loin de vos parents. Elle ne convient pas si vous cherchez une vie de colocation festive : vous êtes chez quelqu’un, avec ses habitudes et ses horaires.

Vivre et aider une personne âgée : à quoi engage la formule avec menus services ?

Vous prenez les mêmes engagements, auxquels s’ajoutent quelques services choisis ensemble avant de signer et écrits dans le contrat. Ils restent ponctuels et légers : c’est un coup de main entre personnes qui partagent un toit, pas un travail.

Vos engagements en plus

Vous faites ce qui a été convenu, quand vous êtes là, et vous prévenez tôt si quelque chose ne tient plus. De son côté, votre hébergeur ne vous demande rien d’autre que ce qui est écrit. Quelques courses en passant, un coup de main avec le téléphone ou l’ordinateur, un petit bricolage, une présence certains soirs : voilà l’ordre de grandeur. La liste détaillée de ce qui est possible, et de ce qui ne l’est pas, se trouve dans notre guide sur les services qu’un étudiant peut proposer à un senior.

Combien de temps cela prend

La loi ne fixe aucun nombre d’heures : elle parle seulement de « menus services ». Le bon repère est ailleurs. Si un service devient régulier au point d’être indispensable, s’il a des horaires fixes ou s’il vous oblige à être là chaque jour, on sort de la cohabitation : cela ressemble à un emploi.

Exemple construit pour vous aider à vous projeter : étudiant en master, deux services convenus (les courses du samedi quand il est là, un coup de main avec la tablette à la demande).

Une semaine type en formule « vivre et aider »
LundiEn rentrant, vous prenez le pain en passant devant la boulangerie.
Mercredi soirDîner ensemble. Vous montrez comment envoyer des photos avec la tablette (vingt minutes).
JeudiPartiel le lendemain : vous révisez, rien n’est prévu.
Samedi matinLes courses de la semaine, puisque vous êtes là (une heure).
DimancheVous êtes absent, et vous l’aviez annoncé.

Dans cet exemple : une heure et demie environ sur la semaine, et rien les semaines d’examens ou d’absence.

Pour qui ?

Cette formule convient si vous avez un peu de temps souple, si vous aimez rendre service et si vous êtes à l’aise avec une personne âgée. Dans l’étude d’impact menée par le réseau Cohabilis en 2024, 36 % des jeunes en cohabitation disent l’avoir choisie pour aider une personne âgée, et 50 % pour ne pas être seuls.

Elle ne convient pas si vous êtes absent tous les week-ends alors que les services portent sur le samedi, si vos horaires de stage changent chaque semaine, ou si vous n’y voyez qu’un moyen de payer moins. Un service rendu à contrecœur se sent très vite, et abîme la relation.

Que dit la loi sur le logement étudiant chez une personne âgée ?

La loi ELAN du 23 novembre 2018 a créé un contrat propre, le contrat de cohabitation intergénérationnelle solidaire. Il prévoit une contrepartie financière modeste et autorise, en complément, de menus services sans lien de subordination.

« Le contrat peut prévoir, en complément de la contrepartie financière, la réalisation, sans but lucratif pour aucune des parties, de menus services par la personne de moins de trente ans. Le contrat organise une collaboration exclusive de tout lien de subordination entre les cocontractants. Il ne relève pas du code du travail. »

Code de la construction et de l’habitation, article L631-18

Jamais un emploi

« Sans lien de subordination » veut dire que votre hébergeur n’est pas votre employeur : pas d’ordres, pas d’horaires imposés, pas de tâches obligatoires. L’ANIL rappelle qu’en cas d’abus, la relation pourrait être requalifiée en contrat de travail. C’est une protection pour vous comme pour lui.

Jamais de soins

Les menus services ne peuvent pas être des soins infirmiers ni ce qui s’y rattache : toilette, délivrance et surveillance de la prise de médicaments. Colibree exclut aussi l’habillage, l’aide au lever et au coucher, la garde de nuit, la présence permanente, le ménage régulier du logement et les repas de tous les jours.

« Échange de logement contre aide à domicile » : une idée fausse

L’expression circule, et elle trompe. Le portail public d’information des personnes âgées est net : « Il s’agit bien de menus services et non d’aide à la personne. Le jeune ne doit pas se substituer à une aide à domicile ».

Ce que le contrat fixe

La durée et la contrepartie financière sont librement convenues entre vous. Chacun peut mettre fin au contrat avec un préavis d’un mois, et la loi de 1989 sur les baux d’habitation ne s’applique pas. Ce contrat suppose un hébergeur de 60 ans et plus et un jeune de moins de 30 ans. Dans les autres situations, Colibree prépare un autre contrat de location d’une chambre, parmi les cinq possibles ; le préavis est alors celui écrit dans ce contrat. La page logement contre services explique comment les services s’écrivent.

Loger chez une personne âgée : quelle formule selon votre profil ?

Choisissez d’après le temps dont vous disposez vraiment et d’après votre tempérament, pas d’après le loyer. Une formule tenue sans effort vaut mieux qu’une formule avantageuse que vous subirez dès novembre.

Études très chargées

Classe préparatoire, études de santé, concours : vos soirées sont prises. Préférez « vivre chez », et prévenez que vous serez peu disponible en période d’examens.

Alternance

Vos semaines changent entre l’école et l’entreprise. « Vivre chez » est le plus simple ; si vous tenez à aider, convenez de services « lorsque vous êtes présent », sans jour fixe.

Job étudiant le soir ou le week-end

Regardez d’abord les créneaux qu’il vous reste. Ne promettez pas les courses du samedi si vous travaillez le samedi.

Emploi du temps souple

Licence, master avec peu d’heures de cours, année de césure : « vivre et aider » est à votre portée si l’envie est là.

Premier départ de chez vos parents

Les deux formules offrent un cadre rassurant. Commencez sans service inscrit au contrat : vous pourrez en ajouter plus tard, d’un commun accord.

Question de caractère

Réservé, vous serez à l’aise avec une simple présence. Si vous aimez discuter et rendre service, la seconde formule vous ressemblera davantage.

Un repère pour situer ces profils : deux étudiants sur trois ne vivent plus chez leurs parents, et c’est déjà le cas d’un sur deux à 18-19 ans (enquête 2023 de l’Observatoire national de la vie étudiante). Près d’un étudiant sur cinq suit aujourd’hui sa formation en apprentissage, selon le ministère de l’Enseignement supérieur : l’alternance est devenue un cas courant, que les hébergeurs connaissent.

Colocation avec personne âgée : le tableau comparatif des deux formules

L’essentiel tient en une différence : dans la seconde formule, quelques services sont écrits. Tout le reste est commun.

Vivre chez Vivre et aider
Ce que vous payez Un loyer modéré et votre part des frais Colibree Un loyer modéré et votre part des frais Colibree
Ce que vous apportez en plus Une présence bienveillante Une présence et quelques menus services convenus
Temps dû Aucun Celui des services convenus, sans horaires fixes
Écrit au contrat Le loyer, la durée, les règles de vie La même chose, plus la liste des services
Liberté d’emploi du temps Entière Entière, en prévenant quand vous êtes absent
Exclu dans les deux cas Soins, toilette, garde de nuit, ménage du logement Soins, toilette, garde de nuit, ménage du logement
Lien de subordination Aucun Aucun
Profil Emploi du temps chargé, besoin de calme Temps souple, goût du service
Principal risque Vivre côte à côte sans se parler Laisser les services s’alourdir sans le dire

Quelles questions se poser avant de choisir ?

Posez-vous ces questions avant la visite, puis parlez-en avec l’hébergeur : c’est le moment où tout se règle le plus facilement.

  • Combien de soirs par semaine suis-je vraiment chez moi ?
  • Est-ce que je rentre dans ma famille le week-end, et à quelle fréquence ?
  • Mes horaires vont-ils changer au second semestre (stage, alternance, job) ?
  • Qu’est-ce que j’aime faire pour quelqu’un, et qu’est-ce qui me pèse ?
  • Suis-je à l’aise pour dire non, ou pour dire qu’une chose ne me convient plus ?
  • Qu’attend précisément cette personne : une présence, de l’aide, de la conversation ?
  • Que se passe-t-il pendant mes partiels et mes vacances ?
  • A-t-elle déjà une aide à domicile pour ce qui ne relève pas de moi ?

Les erreurs à éviter

  1. Choisir pour le loyer seul. Si l’aide ne vous dit rien, la cohabitation se tend dès les premières semaines.
  2. Rester flou. « Je donnerai un coup de main » ne veut rien dire. Écrivez quoi, à peu près quand, et ce qui est exclu.
  3. Accepter par gentillesse ce qui relève du soin. Appeler un proche ou les secours en cas de chute, oui. Devenir celui qui gère les médicaments, non.
  4. Oublier les périodes creuses. Examens, stage, vacances : dites dès le départ quand vous ne serez pas disponible.
  5. Se taire quand cela pèse. Un malentendu réglé en octobre évite un départ en janvier.

La visite se fait sans engagement : rien n’est signé avant cette rencontre, et chacun reste libre de dire non. Le mode d’emploi de la cohabitation pour l’étudiant déroule les étapes, de la candidature à l’emménagement.

Peut-on changer de formule en cours de route ?

Oui. Les services convenus peuvent être ajoutés, allégés ou retirés d’un commun accord, à condition de le dire et de l’écrire. Ce qu’il faut éviter, c’est le glissement silencieux.

  1. Parlez-en tôt à votre hébergeur. Choisissez un moment calme, et partez d’un fait : un stage qui commence, un emploi du temps qui change, une fatigue.
  2. Proposez un ajustement précis. « Je ne peux plus le samedi, je peux le mercredi soir » se discute mieux que « je n’ai plus le temps ».
  3. Prévenez l’équipe Colibree. Elle vous aide à retrouver un équilibre et, en cas de désaccord, propose une médiation. Écrivez-lui par le formulaire de contact : la réponse arrive sous 48 h ouvrées.
  4. Faites noter ce qui change. Les services sont inscrits au contrat : il doit rester fidèle à ce que vous vivez.

Les cas les plus courants

De « vivre et aider » vers « vivre chez ». Un stage, un job ou une année plus dure que prévu : c’est la demande la plus courante, et la plus simple à entendre si elle est faite à temps.

De « vivre chez » vers « vivre et aider ». Avec la confiance, les coups de main viennent tout seuls. Tant qu’ils restent libres, rien à changer. S’ils deviennent attendus, mettez-les par écrit.

La santé de votre hébergeur change. Ce n’est pas à vous de compenser. Prévenez l’équipe Colibree : une aide à domicile ou des soignants doivent prendre le relais pour ce qui ne relève pas de menus services.

Aucun accord n’est possible. Chacun peut mettre fin à la cohabitation en respectant le préavis du contrat. Prévenez votre hébergeur et Colibree dès que vous y pensez : le départ s’organise avec vous deux.

Comment trouver un hébergement solidaire pour étudiants et seniors avec Colibree ?

Tout se fait en ligne, en cinq étapes, et vous savez avant de candidater quelle formule propose chaque hébergeur.

  1. Créez votre profil. Quelques mots sur vous, une pièce d’identité, un justificatif de situation, puis un entretien avec l’équipe.
  2. Candidatez aux chambres qui vous plaisent, avec un mot pour vous présenter. Chaque annonce indique le loyer, le quartier ou la commune, et les services convenus s’il y en a.
  3. Visitez. Vous rencontrez l’hébergeur et vous voyez la chambre avant de décider.
  4. Signez en ligne. Colibree prépare le contrat adapté à votre situation ; l’hébergeur et vous le signez chacun de votre côté, ainsi que la charte de la cohabitation.
  5. Payez votre loyer à Colibree, par prélèvement (à la date que vous choisissez entre le 1er et le 12 du mois) ou par virement. Colibree le reverse à votre hébergeur.

Pour commencer, vous pouvez trouver une chambre chez l’habitant dans votre ville ou parcourir toutes les chambres disponibles. Et pour savoir à quoi ressemble la vie à deux une fois installé, lisez nos bonnes pratiques pour bien vivre la cohabitation.

Questions fréquentes

Quelle différence entre une colocation senior étudiant et la cohabitation intergénérationnelle ?

C’est la même réalité avec deux mots. « Colocation senior étudiant » est l’expression courante ; « cohabitation intergénérationnelle solidaire » est le terme de la loi ELAN de 2018. En droit, ce n’est pas une colocation : vous ne partagez pas un bail avec d’autres locataires, vous louez une chambre meublée dans le logement qu’occupe une personne de 60 ans et plus, avec un contrat propre.

Vivre avec une personne âgée quand on est étudiant : combien de temps cela prend-il ?

La loi ne fixe aucun nombre d’heures. En formule « vivre chez », aucun temps n’est dû : vous partagez les moments que vous voulez. En formule « vivre et aider », comptez le temps des quelques services convenus, par exemple des courses le samedi matin et un coup de main avec la tablette. Si cela devient des horaires fixes ou une présence quotidienne obligatoire, ce n’est plus de menus services.

Le logement étudiant chez une personne âgée est-il un échange de logement contre aide à domicile ?

Non. Le portail public pour-les-personnes-agees.gouv.fr le dit clairement : il s’agit de menus services et non d’aide à la personne, et le jeune ne doit pas se substituer à une aide à domicile. La toilette, l’habillage, les médicaments, la garde de nuit et le ménage du logement relèvent de professionnels. Une annonce qui demande cela en échange d’une chambre sort du cadre légal.

Une colocation étudiant personne âgée oblige-t-elle à rendre des services ?

Non. La loi dit que le contrat « peut » prévoir de menus services : c’est une possibilité, pas une obligation. Vous pouvez louer une chambre chez un senior sans aucun service inscrit au contrat. Ce qui est attendu dans tous les cas, c’est le respect du logement et des règles de vie, le paiement du loyer et une présence attentive. Chaque annonce Colibree indique ce qui a été convenu avec l’hébergeur.

Peut-on loger chez une personne âgée quand on est en alternance ou qu’on a un job étudiant ?

Oui : la cohabitation intergénérationnelle solidaire est ouverte à tous les jeunes de moins de 30 ans, étudiants, alternants ou jeunes actifs. Avec un emploi du temps chargé ou des horaires qui changent, la formule sans service inscrit au contrat est la plus simple à tenir. Dites-le dès la visite : votre rythme, vos semaines en entreprise, vos soirs de travail. Un hébergeur prévenu s’organise plus facilement.

Peut-on changer de formule ou partir en cours d’année ?

Oui. Les services convenus peuvent être revus d’un commun accord : parlez-en d’abord à votre hébergeur, puis à l’équipe Colibree, qui vous aide à retrouver un équilibre. Si la cohabitation ne vous convient plus, vous pouvez y mettre fin en respectant le préavis écrit dans votre contrat. Pour un contrat de cohabitation intergénérationnelle solidaire, la loi le fixe à un mois pour chacun.

Location étudiant chez personnes âgées : peut-on toucher une aide de la CAF ?

C’est possible, sans être automatique. Selon vos ressources et le logement, la CAF peut vous verser une aide au logement, que vous ayez ou non des services prévus au contrat. Seule la CAF décide du droit et du montant. Le plus sûr est de faire une simulation sur caf.fr avec le loyer de l’annonce qui vous intéresse, avant de vous engager.

Sources

  1. Loi n° 2018-1021 du 23 novembre 2018 (ELAN), article 117 : articles L631-17 à L631-19 du Code de la construction et de l’habitation — Légifrance (nouvel onglet)
  2. ANIL, « Comment puis-je mettre en place la cohabitation intergénérationnelle solidaire dans mon logement ? », à jour au 24 février 2026 (nouvel onglet)
  3. Portail national pour-les-personnes-agees.gouv.fr, « Partager son logement : quelles possibilités ? » (nouvel onglet)
  4. Service-Public, « Habitat intergénérationnel : tout savoir sur le logement partagé solidaire » (nouvel onglet)
  5. Réseau Cohabilis, dossier de presse de novembre 2024 (étude d’impact 2024) (nouvel onglet)
  6. Ministère de l’Enseignement supérieur, « Conditions de logement des étudiants » (enquête OVE 2023) (nouvel onglet)

Publié le · mis à jour le

Nos guides en priorité dans vos recherches Google

Ajouter Colibree à mes sources Google (nouvel onglet)

Cet article vous a-t-il été utile ?

Lancer le simulateur

Prêts à vous lancer ?

Bien chez soi.
Mieux ensemble.

Que vous ayez une chambre libre ou que vous en cherchiez une, tout commence par une rencontre.

400+ seniors nous ont
déjà fait confiance

Vos choix de cookies

Choisissez ce que vous acceptez. Rien n’est activé sans votre accord, et vous pouvez changer d’avis à tout moment.

Vos choix sont gardés 6 mois, puis nous vous les redemandons. Détail des cookies : politique de confidentialité.