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Transports et mobilité

Tout savoir sur le permis de conduire des seniors en 2026 : nouvelle loi, visite médicale, conseils

En octobre 2026, aucune loi française n’impose de visite médicale ni d’examen à un conducteur en raison de son âge. Une directive européenne mettra fin au permis sans date de validité d’ici quelques années : voici ce qui est décidé, ce qui ne l’est pas, et comment continuer à conduire en sécurité.

L’équipe Colibree mis à jour le 13 min de lecture

Un homme aux cheveux gris, en chemise rayée, conduit une voiture ancienne les deux mains sur le volant, sur une route de campagne bordée de vignes.

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L’essentiel en 30 secondes

  • En octobre 2026, il n’existe en France ni âge limite pour conduire, ni visite médicale obligatoire liée à l’âge pour le permis B.
  • La directive européenne 2025/2205 du 22 octobre 2025 limite la validité du permis à 15 ans au plus ; les États ont 3 ans pour l’inscrire dans leur droit, puis un an pour l’appliquer.
  • Un contrôle médical est déjà obligatoire, à tout âge, en cas de maladie pouvant gêner la conduite : il coûte 36 € chez un médecin agréé, sans remboursement.
  • Une vue inférieure à 5/10 avec correction ou une maladie d’Alzheimer installée sont incompatibles avec la conduite.
  • Un proche peut signaler un conducteur au préfet par courrier : le signalement n’est jamais anonyme, mais son auteur n’est pas révélé au conducteur.

Le permis de conduire des seniors fait l’objet de nombreuses rumeurs : examen à repasser à 70 ans, visite médicale obligatoire, retrait automatique. Aucune n’est exacte en octobre 2026. Cet article s’appuie uniquement sur des sources officielles et distingue ce qui s’applique aujourd’hui de ce qui est annoncé pour les prochaines années. Il donne une information générale : pour votre situation personnelle, votre médecin traitant reste le premier interlocuteur.

Nouvelle loi sur le permis de conduire des seniors, que dit le droit en 2026 ?

En octobre 2026, la loi française ne prévoit aucune règle particulière pour les conducteurs âgés. Il n’y a pas d’âge limite pour conduire, pas de visite médicale liée à l’âge pour le permis B, pas d’examen à repasser.

Ce qui est en vigueur aujourd’hui tient en quatre points :

  • Les droits à conduire sont acquis sans limite d’âge. Un permis B obtenu à 20 ans autorise toujours à conduire à 90 ans.
  • Le conducteur est responsable de son état. L’arrêté du 28 mars 2022 lui demande d’apprécier lui-même sa capacité à conduire au regard de sa santé, de sa fatigue et de ses médicaments.
  • Un contrôle médical est obligatoire en cas de maladie pouvant gêner la conduite, quel que soit l’âge.
  • Le préfet peut restreindre ou suspendre un permis pour raison médicale, sur l’avis d’un médecin agréé.

Et la proposition de loi sur une visite médicale ?

Une proposition de loi « visant à mettre en place une visite médicale de contrôle à la conduite » a été déposée à l’Assemblée nationale le 18 mars 2025, sous le numéro 1147. Elle n’a pas été adoptée et ne s’applique donc pas. Les articles qui annoncent une visite obligatoire à 70 ans en 2026 confondent ce texte, resté à l’état de proposition, avec la directive européenne.

Le permis rose reste valable

Le permis au format rose à trois volets est valable jusqu’au 19 janvier 2033. Son remplacement par un permis au format carte se demande en ligne auprès de France Titres (ANTS), sans examen ni visite médicale. Le titre au format carte doit, lui, être refait tous les 15 ans : c’est une formalité administrative, qui ne remet pas en cause le droit de conduire.

Directive européenne, ce qui va changer et à quelle date

La directive (UE) 2025/2205 du 22 octobre 2025 met fin, dans toute l’Union européenne, au permis sans date de validité. Elle concerne tous les conducteurs, pas seulement les seniors, et ne s’appliquera pas avant plusieurs années.

Ce que prévoit le texte

  • Une validité de 15 ans au plus pour les permis moto et voiture. Elle pourra être ramenée à 10 ans dans les pays où le permis sert aussi de justificatif d’identité, ce qui est le cas de la France.
  • Une durée plus courte possible après 65 ans : chaque État pourra réduire la validité du permis pour les conducteurs de plus de 65 ans. C’est une faculté, pas une obligation.
  • Une vérification de l’aptitude avant la délivrance et à chaque renouvellement. Le texte parle de visite médicale, avec un examen de la vue et du cœur, mais laisse les pays la remplacer par un formulaire d’auto-évaluation ou par un autre système national.
  • Des visites ou des cours de remise à niveau plus fréquents pour les plus de 65 ans, si un État le décide.
  • Des sanctions qui suivent le conducteur : un retrait ou une suspension prononcés dans un pays de l’Union seront transmis au pays qui a délivré le permis.

Le calendrier

Les États membres ont 3 ans pour inscrire ces mesures dans leur droit national, puis une année de plus pour organiser leur mise en œuvre. Pour une directive adoptée fin octobre 2025, cela mène à la fin de 2028 pour la loi française et à la fin de 2029 pour l’application.

Ce que cela changera pour un conducteur âgé

Question Aujourd’hui (octobre 2026) Avec la directive, une fois transposée
Durée des droits à conduire (permis B) Sans limite Titre à renouveler tous les 15 ans au plus, 10 ans possible en France
Visite médicale liée à l’âge Aucune Possible après 65 ans, au choix de la France
Contrôle au renouvellement Aucun Visite médicale, auto-évaluation ou autre système national
Examen de conduite à repasser Non Non prévu

Visite médicale du permis de conduire, dans quels cas est-elle obligatoire ?

Le contrôle médical est obligatoire quand une maladie peut gêner la conduite, quand le permis a une durée de validité limitée pour raison de santé, ou quand le préfet le demande. L’âge seul ne l’impose jamais.

Vous devez passer ce contrôle, de vous-même, dans les cas suivants :

  • vous avez une affection incompatible avec le maintien du permis ou qui justifie une validité limitée ;
  • votre permis a déjà une durée de validité limitée pour raison de santé ;
  • vous demandez une dispense du port de la ceinture pour raison médicale.

Service Public le rappelle : sans contrôle médical, un conducteur responsable d’un accident lié à une pathologie incompatible avec la conduite n’est pas couvert par son assurance.

Comment se passe le contrôle

  1. Prendre rendez-vous avec un médecin agréé par le préfet. Ce ne peut pas être votre médecin traitant. La liste est publiée sur le site de la préfecture.
  2. Préparer le dossier : le formulaire d’avis médical (cerfa n° 14880) prérempli, le questionnaire de santé, une pièce d’identité, le permis et les documents médicaux utiles.
  3. Passer l’examen. Le médecin vérifie l’aptitude physique, cognitive et sensorielle. Il peut prescrire des examens, demander l’avis d’un spécialiste ou un test de conduite.
  4. Régler 36 €. Ni cette somme ni les examens complémentaires ne sont remboursés par l’Assurance maladie.

Les quatre avis possibles

Apte

Votre état de santé est compatible avec la conduite.

Apte temporaire

Le médecin fixe une durée, de 6 mois à 5 ans, au terme de laquelle un nouveau contrôle est nécessaire.

Apte avec restrictions

Le médecin précise les aménagements ou les appareillages nécessaires.

Inapte

Votre état de santé est incompatible avec la conduite.

La décision appartient au préfet, qui vous l’envoie par courrier après vous avoir laissé présenter vos observations. Elle peut être contestée devant la commission médicale d’appel, puis devant le juge administratif, mais elle s’applique pendant le recours. Notre article sur le retrait de permis de conduire d’un senior détaille cette étape.

Un portail d’aptitude à la conduite, créé par un arrêté du 24 avril 2026, doit permettre aux médecins agréés de transmettre leur avis à la préfecture par voie numérique. Il est encore en expérimentation.

Quelles maladies sont incompatibles avec la conduite ?

La liste figure dans l’arrêté du 28 mars 2022. Elle ne dresse pas un catalogue de maladies interdites : pour chaque affection, elle distingue les cas compatibles, compatibles pour une durée limitée, compatibles avec aménagement, ou incompatibles.

Voici les situations qui concernent le plus souvent les conducteurs âgés :

  • La vue. La conduite est incompatible si l’acuité visuelle des deux yeux ensemble est inférieure à 5/10, même avec des lunettes ou des lentilles, ou si le champ visuel horizontal est inférieur à 120°.
  • Les troubles cognitifs, dont la maladie d’Alzheimer et les maladies apparentées. L’incompatibilité devient définitive dès le début du stade 3 de l’échelle de Reisberg. Au moindre doute, un bilan par une équipe spécialisée est demandé sans délai.
  • Le diabète. Il n’empêche pas de conduire. Seuls les traitements exposant à un risque d’hypoglycémie imposent un contrôle médical périodique.
  • Les malaises, les vertiges, les pertes de connaissance, l’épilepsie, certaines maladies du cœur et du sommeil : la compatibilité dépend du traitement et du suivi.
  • Les handicaps moteurs ou auditifs importants : ils sont souvent compatibles avec la conduite, moyennant un aménagement du véhicule.

Les médicaments comptent aussi

Selon l’ANSM, 3 à 4 % des accidents de la route sont attribuables aux médicaments. Les boîtes concernées portent un pictogramme, classé en trois niveaux :

Niveau Message Exemples cités par l’ANSM
1 Soyez prudent, lisez la notice avant de conduire Variable selon les médicaments
2 Soyez très prudent, demandez l’avis d’un médecin ou d’un pharmacien Certains antidépresseurs, antidouleurs, médicaments du diabète ou de la maladie de Parkinson
3 Danger, ne conduisez pas Presque tous les somnifères, de nombreux tranquillisants

Ne modifiez jamais un traitement de vous-même pour pouvoir conduire. Dites à votre médecin et à votre pharmacien que vous conduisez : ils peuvent parfois proposer un médicament qui gêne moins.

Conduire après 65 ans, quels sont les risques ?

Le principal risque, après 65 ans, tient à la fragilité : dans un accident, une personne âgée est plus gravement touchée qu’un adulte plus jeune, et les 75 ans et plus paient un lourd tribut sur la route.

3 260 personnes tuées sur les routes en 2025

382 avaient entre 65 et 74 ans

534 avaient 75 ans ou plus

Source : ONISR, bilan provisoire de l’accidentalité routière 2025, France métropolitaine, publié le 30 janvier 2026.

Ces chiffres comptent tous les usagers, piétons et passagers compris. Avec l’âge, plusieurs changements pèsent sur la conduite, d’après le portail national pour les personnes âgées :

  • une baisse de l’audition et surtout de la vue ;
  • des raideurs articulaires, qui rendent plus difficiles les contrôles visuels et les gestes d’urgence ;
  • un temps d’analyse et de réaction plus long, par exemple pour freiner ;
  • la prise de médicaments qui favorisent la somnolence.

Bien entendre aide à conduire : un klaxon, une sirène, un bruit inhabituel du moteur. Si vous faites répéter souvent, un bilan auditif est utile ; notre guide des appareils auditifs explique les démarches et la prise en charge.

Les bons réflexes pour continuer à conduire

  • Faire contrôler sa vue régulièrement et porter ses lunettes au volant.
  • Ne pas prendre la route après une mauvaise nuit ou en cas de fatigue.
  • Éviter la nuit, les heures de pointe et les intempéries.
  • Préparer son trajet, préférer les parcours courts et prévoir des pauses.
  • Boire très peu d’alcool, ou pas du tout, avant de conduire.
  • Entretenir sa souplesse et ses réflexes par une activité physique adaptée, comme la gym douce.

Comment réagir quand un proche âgé conduit mal ?

Commencez par en parler avec lui, puis avec son médecin traitant ; le signalement au préfet n’intervient qu’en dernier recours, quand le dialogue a échoué et que le danger est réel.

Les signes qui doivent alerter

  • Il évite de lui-même la nuit, la pluie, les grands axes : c’est plutôt bon signe, il s’adapte. L’inquiétude vient quand il ne perçoit plus ses difficultés.
  • Il hésite aux intersections, freine sans raison, peine à se garer, se perd sur un trajet connu.
  • La carrosserie porte de nouvelles éraflures, les rétroviseurs sont abîmés.
  • Il se dit stressé ou s’énerve dès qu’on parle de la voiture.
  • Des passagers, des voisins ou d’autres conducteurs lui font des remarques.

En parler sans braquer

Choisissez un moment calme, loin de la voiture. Partez de faits précis plutôt que d’un jugement, et proposez une étape qui ne coûte rien à l’amour-propre : un contrôle de la vue, un rendez-vous chez le médecin traitant, un stage de remise à niveau. Le médecin traitant peut conseiller de consulter un médecin agréé.

Le signalement au préfet

La Sécurité routière décrit une procédure en quatre temps :

  1. Vous écrivez au préfet du département où réside la personne, par courrier postal ou électronique. La lettre doit être détaillée : identité du conducteur, vos coordonnées, faits précis.
  2. La préfecture examine le courrier. Si elle ne le juge pas convaincant, il n’a aucune suite et le conducteur garde ses droits.
  3. Si elle le juge convaincant, elle écrit au conducteur, lui fixe un délai pour passer un contrôle médical et lui envoie la liste des médecins agréés.
  4. Le préfet décide, sur l’avis du médecin : maintien du permis, maintien avec des conditions, ou suspension.

Deux précisions données par les préfectures : aucun signalement anonyme n’est pris en compte, mais le nom de celui qui signale n’est pas communiqué à la personne signalée.

C’est une démarche lourde pour une famille. Elle se justifie quand la sécurité du conducteur et celle des autres sont en jeu, et que rien d’autre n’a fonctionné.

Stage de remise à niveau et aménagement du véhicule

Avant d’envisager l’arrêt, deux leviers prolongent souvent la conduite de plusieurs années : rafraîchir ses connaissances et adapter sa voiture.

Les stages de remise à niveau

La plupart des auto-écoles proposent des formations payantes destinées aux seniors. On y revoit les changements du code de la route (giratoires, zones de rencontre, nouveaux panneaux) et l’on peut reprendre ses trajets habituels avec un moniteur, pour repérer les itinéraires les plus simples. Des collectivités, des associations, des préfectures, des mutuelles et des assureurs organisent aussi des ateliers du même type.

Ces stages sont volontaires et n’ont aucune conséquence sur le permis : personne ne vous le retire à l’issue d’un atelier. Pour en trouver un, demandez à votre mairie, à votre CCAS, à votre mutuelle ou à votre assureur automobile. Les prix varient selon l’organisateur.

Adapter ou changer sa voiture

Le portail national pour les personnes âgées recommande plusieurs équipements :

  • une boîte de vitesses automatique, qui libère de l’attention pour la route ;
  • de grandes surfaces vitrées, pour un meilleur champ de vision ;
  • un rétroviseur additionnel, une caméra de recul, un détecteur d’angle mort, utiles quand la nuque est raide ;
  • les aides à la conduite : aide au stationnement, freinage d’urgence, alerte de franchissement de ligne, limiteur de vitesse. Encore faut-il prendre le temps d’apprendre à s’en servir.

Ces équipements de confort ne demandent aucune démarche. Il en va autrement d’un aménagement du poste de conduite lié à un handicap (commandes au volant, pédales déplacées) : il passe par un médecin agréé, et les démarches sont indiquées sur le site de votre préfecture.

Arrêter de conduire sans perdre son autonomie

Renoncer à la voiture ne signifie pas rester chez soi, à condition d’avoir préparé la suite avant le dernier trajet. Le risque à éviter est l’isolement, qui s’installe vite quand les sorties dépendent des autres.

  • Les transports en commun. Beaucoup de réseaux ont un tarif senior. En Île-de-France, le pass Navigo senior est gratuit pour certains Parisiens et à moitié prix dès 62 ans.
  • Le train. Carte de réduction, valises livrées, aide en gare : voir les aides de la SNCF pour les seniors.
  • Un accompagnateur. Transport à la demande de la commune, service d’aide à domicile, dispositif Sortir Plus pour les retraités de 75 ans et plus de l’Agirc-Arrco : notre article sur l’accompagnement d’une personne âgée en voiture fait le tour des solutions.
  • Les courses. La livraison de courses à domicile supprime le trajet le plus pénible de la semaine.
  • Le covoiturage solidaire, organisé par des communes et des associations en zone rurale. Votre mairie ou votre CCAS connaît ce qui existe près de chez vous.

Gardez aussi des rendez-vous réguliers à l’extérieur : un club pour seniors, une activité, un marché. Ils donnent une raison de sortir et des personnes qui s’inquiètent si l’on ne vient pas.

Enfin, certains retraités choisissent de ne plus vivre seuls dans une maison devenue grande. Louer une chambre à un étudiant apporte une présence à la maison et un complément de revenu ; le jeune n’est ni un chauffeur ni une aide à domicile, mais sa présence change le quotidien. Notre guide de la cohabitation intergénérationnelle explique comment cela fonctionne.

Questions fréquentes

Quelle est la nouvelle loi sur le permis de conduire pour les seniors en 2026 ?

Il n’y a pas de nouvelle loi française visant les seniors en 2026. Le texte dont on parle est une directive européenne du 22 octobre 2025, qui limite la validité du permis à 15 ans au plus pour tous les conducteurs. La France a trois ans pour l’inscrire dans son droit, puis un an pour l’appliquer. D’ici là, le permis B reste valable sans visite médicale liée à l’âge.

Faut-il passer une visite médicale pour conduire après 70 ans ?

Non. En octobre 2026, aucun âge ne déclenche de visite médicale pour le permis B en France. Le contrôle médical n’est obligatoire qu’en cas de maladie pouvant gêner la conduite, de permis à validité limitée ou de demande du préfet, par exemple après un signalement. Une proposition de loi déposée en mars 2025 prévoyait une visite périodique ; elle n’a pas été adoptée.

Y a-t-il un âge limite pour conduire en France ?

Non, le code de la route ne fixe aucun âge maximal. On peut conduire à 85 ou 95 ans si l’état de santé le permet. C’est au conducteur d’apprécier sa capacité à conduire avant de prendre le volant, et d’en parler à son médecin au moindre doute. Seul le préfet peut restreindre ou suspendre un permis pour raison médicale, après l’avis d’un médecin agréé.

Combien coûte la visite médicale du permis de conduire ?

Le contrôle médical chez un médecin agréé par la préfecture coûte 36 €. Ni cette consultation ni les examens complémentaires éventuels ne sont pris en charge par l’Assurance maladie. Le médecin agréé ne peut pas être votre médecin traitant. La liste des médecins agréés est publiée sur le site de chaque préfecture.

Devra-t-on repasser le permis de conduire tous les 15 ans ?

Non, la directive européenne ne prévoit pas de repasser l’examen. Elle prévoit que le titre soit renouvelé au plus tard tous les 15 ans, avec une vérification de l’aptitude : visite médicale, formulaire d’auto-évaluation ou autre système choisi par chaque pays. La France n’a pas encore fait connaître son choix en octobre 2026.

Comment signaler une personne âgée dangereuse au volant ?

Un parent ou un proche écrit au préfet du département où habite le conducteur, par courrier postal ou électronique. La lettre donne l’identité du conducteur, les coordonnées de l’auteur et des faits précis. Si la préfecture juge le signalement sérieux, elle demande au conducteur de passer un contrôle médical chez un médecin agréé. Le nom de l’auteur n’est pas transmis au conducteur.

Mon vieux permis rose est-il encore valable ?

Oui. Le permis de conduire au format rose à trois volets reste valable jusqu’au 19 janvier 2033. Vous pouvez déjà demander son remplacement par un permis au format carte, en ligne sur le site de France Titres (ANTS). La démarche ne coûte que le prix de la photo d’identité et ne comporte ni examen ni visite médicale.

Sources

  1. Service Public, « Bientôt la fin du permis de conduire à vie », 30 octobre 2025 — service-public.gouv.fr (nouvel onglet)
  2. Service Public, « Permis de conduire et contrôle médical pour raisons de santé » — service-public.gouv.fr (nouvel onglet)
  3. Sécurité routière, mémento pour le médecin d’un patient conducteur (arrêté du 28 mars 2022) — securite-routiere.gouv.fr (nouvel onglet)
  4. Sécurité routière, « Inaptitude à la conduite, procédure de signalement » — securite-routiere.gouv.fr (nouvel onglet)
  5. ONISR, bilan provisoire de l’accidentalité routière 2025, 30 janvier 2026 — onisr.securite-routiere.gouv.fr (nouvel onglet)
  6. Portail national pour les personnes âgées, « Conduire », page mise à jour le 9 décembre 2025 — pour-les-personnes-agees.gouv.fr (nouvel onglet)
  7. ANSM, « Médicaments et conduite » — ansm.sante.fr (nouvel onglet)

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